Avec l’arrivée en masse des crabes vampires dans nos aquariums, il est temps de faire le tour de ce genre dont de nouvelles espèces sont découvertes chaque année. Ce genre regroupe des crabes semi terrestres, tous originaires d’Asie, essentiellement d’Indonésie et de Malaisie. Vous trouverez, en fin d’article, un tableau donnant l’origine de chaque espèce. Les espèces présentées ici, par ordre alphabétique, ont toutes un taxon valide. Le genre comprend actuellement 78 espèces reconnues, décrites et désignées par leur nom scientifique officiel. Toutes les informations données ici sont tirées de celles des descripteurs d’origine de l’espèce, ainsi que de celles données par les scientifiques qui les ont révisées.

Malheureusement, il n’a pas été possible de trouver des photos pour chacune des espèces.

G. AEDUITENS (Naruse & Jaafar, 2009)

Il est originaire de Bali, en Indonésie, à proximité du lac Bratan. On le rencontre dans les forêts de montagne de l’intérieur de l’île. Il n’y a pas de cours d’eau connus dans la région mais le lac Bratan se situe à moins de 3 km de tous les sites où cette espèce a été collectée. Les individus ont été collectés dans des terriers creusés dans des talus de terre surélevés près d’un temple abandonné et le long des sentiers et de buttes dans des zones végétalisées et boisées. Les talus et buttes étaient fortement couverts de mousses et le substrat était souvent humide. Les terriers semblaient avoir été creusés par les crabes et se trouvaient à environ 1 mètre au-dessus du niveau du sol. Mâles et femelles se trouvaient le plus souvent dans les terriers les plus hauts sur les talus alors que les juvéniles avaient tendance à résider dans les strates inférieures. Les entrées des terriers étaient propres et bien entretenues, parfois recouvertes ou abritées par des tapis de mousses. Les crabes étaient prudents et timides et aucun individu n’a été trouvé hors de son terrier. On peut les apercevoir près des entrées des terriers, se repliant rapidement à l’intérieur au moindre signe de menace.

Aeduitens signifie « gardien du temple », nom donné à l’espèce car de nombreux spécimens ont été collectés à proximité d’un temple abandonné.

Le dessus de sa carapace est brun rougeâtre à violet foncé, les pinces et la région ventrale sont rouge orangé. Les pattes ambulatoires sont brun rouge avec des bandes transversales foncées et les yeux sont verts.

Les femelles portent des œufs rouge foncé.

G. Aeduitens – Photo : iNaturalist

G. ALBOMITA (Yeo & Ng, 1999) Geosesarma à mitaines blanches

Originaire de Pulau Tioman en Malaisie, on ne sait presque rien de cette espèce hormis son apparence. Il ressemble à G. Tiomanicum et peut-être confondu avec G. Serenei et G. Scandens. Il peut néanmoins être identifié de ses cousins grâce à un aspect différent de ses pattes et la forme de sa carapace.

Le dos de la carapace est brun foncé allant progressivement vers un gris violacé clair, de l’avant vers l’arrière. Les yeux sont jaune brillant. Les carpes des chélipèdes sont violacé clair sur le dos et brun foncé sur la face externe, les chelae (pinces) sont blanches. Les pattes ambulatoires sont brunes à l’exception du merus qui est gris violacé clair.

G. Albomita – Photo : Indoor Ecosystems

G. AMBAWANG (Ng & Peter, 2015)

Originaire de l’Ouest de Bornéo, près de la localité de Bukit Wangkan, au sud de Pontianak. Les spécimens décrits ont été trouvés dans une forêt de colline au sol sableux.

Les mâles adultes ont la moitié antérieure de la carapace brun foncé à brun rougeâtre avec la moitié postérieure crème ou grise, les pinces sont rouge vif et les pattes ambulatoires brun rougeâtre. Le ventre est jaune orangé à rouge. Il ressemble beaucoup à G. Notophorum mais surtout à G. Pontianak. Il est toutefois possible de les différencier grâce à la couleur des yeux : G. Ambawang a les yeux jaune clair voire blancs alors que G. Pontianak a les yeux jaune vif. G. Pontianak a une carapace plus carrée et les pattes plus fines que G. Ambawang.

L’espèce se trouve au sol, à proximité des ruisseaux, et a été observé la nuit sur des arbustes grimpants et de petits arbres.

G. Ambawang – Photo : Garnelio

G. AMPHINOME (De Man, 1899)

Découvert dans l’Ouest de Bornéo, à Sintang, on ne sait rien ou presque sur lui. Les crabes ayant été décrits étant morts, la couleur de l’animal vivant ou son mode de vie sont inconnus à ce jour.

Son apparence se rapproche de celle de G. Sarawakense et de G. Peraccae. Ces deux espèces étant généralement associées aux marécages d’eau douce ou aux habitats forestiers boueux, on suppose que G. Amphinome vit dans des habitats similaires.

G. Amphinome – Photo : Zootaxa

G. ANAMBAS (Ng, Wowor & Yeo, 2023)

Découvert en 2023, ce crabe est originaire de l’île d’Anambas en Indonésie. Je n’ai trouvé aucune information ce qui est plutôt surprenant compte tenu de l’année de sa découverte.

Pas de photo

G. ANGUSTIFRONS (Milne-Edwards, 1869)

Bien que découvert il y a bien longtemps, je n’ai trouvé aucune information sur ce crabe hormis cette photo d’un spécimen appartenant à la collection privée de G. Paulay, de Mooréa, Polynésie Française.

G. Angustifrons – Photo : G. Paulay

G. ARANEUM (Nobili, 1900)

A nouveau, je n’ai trouvé ni photo, ni référence à son mode de vie ou son habitat, le descripteur ne traitant que de la morphologie et ne donnant aucune information sur sa couleur. Il aurait certaines affinités avec G. Sylvicola et ce serait l’une des plus petites espèces du genre. L’origine exacte n’est pas mentionnée non plus et le descripteur se borne à la situer dans la région Indo Malaisienne.

Pas de photo

G. AURANTIUM (Ng, 1995)

Originaire du Mont Silam, région de Sabah, Bornéo Nord-Ouest. C’est un petit crabe dont on ne sait rien hormis sa couleur.

G. Aurantium – Photo : Aquaportail

G. BATAK (Manuel-Santos, Ng & Freitag, 2015)

Originaire de l’ile de Palawan aux Philippines, près de la rivière Taranaban, il tire son nom du peuple Batak, qui est considéré comme le plus ancien groupe indigène des Philippines.

On les trouve dans les forêts proches des ruisseaux mais rarement au sol, préférant vivre dans les trous des arbres.

Ils sont de couleur brune avec des marques rouges et jaunes.

G. Batak – Photo : Sciency Thoughts

G. BAU (Ng & Grinang, 2004)

Originaire de Bau au Sarawak, en Malaisie, il est peut-être le plus proche de G. Gracillimum.

Ses habitudes sont similaires à celles de nombreuses espèces forestières. Un des holotypes a été collecté à l’aisselle d’une feuille remplie d’eau de Pandanus, au sommet de Gunung Tabai (Mont Tabai). Les autres spécimens ont été prélevés sous les roches au sommet des Gunung Tabai, Umbut et Doya. Un a été collecté dans une cassure calcaire du Gunung Kawa, le matin.

Sa couleur est rouge orangé et ses yeux sont noirs.

G. Bau – Photo Chien C. Lee

G. BICOLOR (Ng & Daire, 1995)

Originaire d’Ujung Kulon, Java Occidental, en Indonésie. On trouve maintenant des crabes vendus sous cette appellation mais leurs caractéristiques ne correspondent pas à cette espèce. Toutes sont vendues sous des appellations fantaisistes n’ayant d’autre but que d’attirer le chaland. On trouve ainsi des « Marble », « Red arms », « Golden eyes » ou « Halloween ». Ce sont bien plus probablement des espèces distinctes et les descripteurs qui ont révisé ce taxon pensent que ce sont certainement des variations de G. Dennerle. L’origine annoncée de l’Ile de Krakatau pour ces crabes étant plus que douteuse car c’est un volcan actif et l’ile ne possède pas de source d’eau douce permanente.

Bref, l’appellation G. Bicolore n’est actuellement rien d’autre qu’une « poubelle taxonomique » et doit être prise avec prudence.

Le descriptif de l’espèce donne le tiers antérieur de la carapace et les pattes ambulatoires bleu foncé violacé à bleu violet, les 2/3 postérieurs de la carapace étant bleu grisâtre plus clair. Les yeux sont jaune vif et les pinces sont rouges. Les photos suivantes proviennent de captures vidéo et montrent des G. Bicolor en milieu naturel dont les pinces sont plutôt blanc grisâtre.

On le trouve dans des lits de ruisseaux encaissés à peine ruisselants où les berges sont très hautes (1 m à 1.50 m) et le sol essentiellement composé d’argile. Ils vivent dans des terriers peu profonds creusés perpendiculairement au lit du ruisseau. Les terriers peuvent être proches les uns des autres mais n’hébergent qu’un seul occupant.

G. BINTAN (Schubart & Ng, 2014)

Il est originaire de l’île de Bintan, dans l’archipel de Riau en Indonésie. Les holotypes ont été collectés près de ruisseaux de plaine, proches des marécages.

Ce crabe est rouge brunâtre avec des reflets pâles, les pinces sont jaunes.

G. Bintan (holotype) – Photo : C.D. Schubart

G. CATARACTA (Ng, 1986)

Tout ce que l’on sait, c’est qu’il est originaire de Perak au Penang, en Malaisie et que les crabes décrits ont été collectés sous des tapis de mousses et d’algues sur une zone humide à proximité d’une cascade. Je n’ai pas pu trouver le descriptif original.

Pas de photo

G. CELEBENSIS (Schenkel, 1902)

Le descriptif original étant écrit en allemand, sa traduction est en cours. On sait néanmoins qu’il est originaire de Célèbes au Sulawesi.

Pas de photo

G. CIKANIKI (Ng & Wowor, 2019)

C’est un crabe de montagne trouvé aux abords de la Station de Recherche Cikaniki, région de Bogor, Java Ouest, en Indonésie. Les crabes ont été collectés à une altitude de 1100 m, sur le sentier menant à la station dont ils portent le nom.

Il vit sous les galets sur un substrat de sable grossier, toujours humide grâce aux infiltrations d’eau. L’habitat se trouve au milieu de la forêt tropicale, presqu’entièrement sous le couvert forestier.

C’est un crabe brun foncé avec des pinces brun violacé et des yeux noirs.

G. Cikaniki – Photo : ResearchGate

G. CLAVICRURE (Schenkel, 1902)

Originaire du Sulawesi, une nouvelle étude en 2024 a démontré que G. Clavicrure était un synonyme de Bresedium Brevis, en conséquence, G. Clavicrure devra être retiré du genre Geosesarma.

Pas de photo

G. CONFERTUM (Ortmann, 1894)

On le trouve sur les pentes du Mont Gede (Java Occidental, Cianjur, Tjibodas) dans des trous au bord de l’eau, parmi les racines de cresson en zone humide. L’eau est claire avec un courant modéré et l’habitat est ombragé par les arbres. On peut également le trouver sous la mousse humide sur les parois des falaises. C’est une espèce d’altitude présente au-dessus de 1280 m.

Sa carapace est brun foncé, les pinces sont brun jaunâtre et les pattes ambulatoires sont rayées de brun foncé et de brun jaunâtre. Les yeux sont noirs.

G. Confertum (holotype) – Photo : ResearchGate

G. DANUMENSE (Ng, 2002)

Il est localisé à Danum, Sabah oriental, Bornéo Nord-Est, en Malaisie. Il possède une carapace jaune foncé à orange, les pattes ambulatoires sont violettes et présentent des tâches blanches éparses. Le merus et le carpe sont oranges tandis que le pollex et le dactyle sont blancs. La livrée de coloration est semblable à celle de G. Sabanum.

Une des femelles collectées portait des œufs orange à rougeâtre vif de grosse taille, ce qui indique un développement direct, sans stade larvaire.

G. Danumense – Photos : M. Ng

G. DEMANI (Bürger, 1893)

Il est endémique de la localité de Siargao aux Philippines et c’est tout ce que l’on en sait. Je n’ai pas pu trouver le descriptif original, ni informations sur son mode de vie ou son habitat.

Pas de photo

G. DENNERLE (Ng, Schubart & Lukhaup, 2015)

Originaire de Cilacap au centre de Java en Indonésie, il est devenu la coqueluche des aquariophiles. Ses couleurs flamboyantes et sa facilité de maintenance l’ont propulsé au hit-parade des espèces… en danger !

Les prélèvements sauvages à des fins commerciales par les habitants de la région ont fait chuté sa population de près de 90 %. Il tient son nom de la société allemande Dennerle qui a financé en partie les explorations sur site.

Les adultes possèdent une coloration violet à brun violacé sur la moitié supérieure de la carapace et les pattes ambulatoires, la moitié postérieure de la carapace étant crème à blanc jaunâtre. Le sternum est blanc grisâtre avec des tâches grises chez les plus petits spécimens et violet pâle chez les plus gros. L’abdomen est gris foncé à gris violacé avec de petites tâches. Les pinces sont violet vif et les yeux jaune vif.

Si, en général, le motif dorsal est typiquement divisé en deux zones distinctes, certains spécimens ont la plus grande partie de la carapace crème avec seulement le bord antérieur violet.

Les juvéniles sont brun violacé avec des tâches jaunes ou brunes sur la partie antérieure. Les pinces violet vif sont présentes chez les adultes les plus grands et occasionnellement chez les juvéniles.

Chez les mâles les plus petits, les pinces sont violet grisâtre à violet pâle paraissant parfois presque blanches. A contrario, certains des plus grands mâles peuvent posséder des pinces blanches.

Ils habitent les pentes d’une petite vallée, vivant sous et entre les rochers parmi une végétation dense, creusant des terriers dans la terre meuble au bord du ruisseau qui traverse la vallée. Les juvéniles peuvent être observé à terre, à proximité de la ligne de surface de l’eau.

Leur alimentation est composée de petits insectes comme des grillons ou des sauterelles ainsi que de larves aquatiques comme celles des moustiques. Dans le commerce aquariophile, on peut trouver les appellations G. sp Bleu ou tout simplement « crabe vampire » qui sont en fait des G. Dennerle. Idem pour ceux vendus sous l’appellation G. Bicolore qui n’en sont généralement pas mais qui peuvent également être des G. Dennerle.

G. Dennerle – Photo : C. Lukhaup

G. FAUSTUM (Ng, 2017)

G. Faustum est un crabe qui a été découvert vivant dans des broméliacées ou des Pandanus, au sommet de Penang Hill, à 850 m d’altitude, en Malaisie péninsulaire.

Sa couleur est très semblable à celle de G. Foxi ; la moitié antérieure de la carapace et les pinces sont jaune pâle à orange clair mais jamais rouges. La moitié postérieure de la carapace et les pattes ambulatoires varient du brun au noir violacé avec de nombreuses petites taches blanches ou bleu clair.

Son nom est issu du mot latin qui veut dire « chanceux », faisant allusion aux circonstances qui ont conduit à la découverte de nouvelles espèces.

G. FOXI (Kemp, 1918 ; Sérène, 1968 ; Sérène & Soh, 1970 ; Ng & Ng, 1987 ; Ng, 1988, 2004 ; Ng & Yeo, 2007, 2008)

Il est originaire de l’île de Langkawi en Malaisie péninsulaire et les spécimens décrits ici ont été découverts à 780 m d’altitude.

La moitié antérieure de sa carapace et les pinces sont orange foncé à presque rouge. La moitié postérieure de la carapace et les pattes ambulatoires varient du brun clair au noir violacé et sont couvertes de nombreuses petites taches blanches à bleu clair. L’abdomen est orange avec de nombreuses petites taches ou marbrures brun foncé.

G. GARUTENSE (Ng & Wowor, 2022)

Les spécimens décrits ont été prélevés dans la localité type : le ruisseau Cimanuk. C’est une petite rivière aux substrats rocheux à une altitude de 700 m au-dessus du niveau de la mer dans le district de Cikajang, régence de Garut. Cette régence est entourée par le Karacak (1838 m d’alt.), le mont Cikuray (2821 m), le mont Papandayan (2622 m) et le mont Guntur (2249 m). Dans l’ensemble, la localité type est considérée comme relativement basse en altitude.

G. Garutense – Photo : P. Ng

G. GORDONAE (Gordon, 1937 ; Sérène, 1968)

L’holotype examiné pour la description a d’abord été nommé G. Sylvicolum Gordonae étant considéré comme une sous-espèce de G. Sylvicolum. L’association des deux noms a été refusée pour arriver au présent taxon, G. Gordonae étant une espèce à part entière.

A part ces infos, je n’ai rien pu trouver concernant cette espèce à part le descriptif original ne portant que sur la morphologie. Rien non plus sur son origine exacte, bien que la première description faite par Gordon en 1937 situe l’holotype, prélevé en 1908, à Fak-Fak en Nouvelle-Guinée. Je n’ai pas réussi à trouver la description de Sérène, pourtant la plus récente.

Pas de photo

G. GRACILLIMUM (De Man, 1902)

Originaire du Sarawak, Bornéo Ouest, Malaisie. Je n’ai pas pu trouver le descriptif original mais, dans un comparatif sur la morphologie des espèces de Geosesarma de cette région, il est mentionné qu’il est brun rougeâtre terne relativement uniforme, pinces comprises.

G. HAGEN (Ng, Schubart & Lukhaup, 2015)

Avec G. Dennerle, c’est l’un des tout premiers crabes à avoir investi nos aquariums et il est fréquemment commercialisé sous l’appellation aguichante « Red Devil ». Il est originaire du centre de l’île de Java en Indonésie, au nord de la ville de Cilacap. Les spécimens décrits ont été trouvés dans un commerce aquariophile de la ville et ont été prélevés dans une plantation de bananiers et d’hévéas à flanc de collines. Il y a de nombreux filets d’eau et un ruisseau un peu plus grand dans la zone où ils se trouvent.

Les crabes adultes sont terrestres et vivent sur les berges humides, se cachant dans l’épaisse végétation, généralement entre et sous les rochers mais ils peuvent également creuser des terriers peu profonds dans les berges des plans d’eau. Les juvéniles, quant à eux, se trouvent plus souvent dans l’eau ou très près de la ligne d’eau et sont rarement observés sur le sol forestier plus sec. Les Hagen semblent être majoritairement carnivores et se nourrir d’insectes vivant sur le sol.

La carapace est brun foncé sur la moitié ou le tiers antérieur, les pattes ambulatoires également. La moitié ou les deux tiers postérieurs de la carapace sont orange ou jaune. Le sternum est blanc grisâtre à gris avec de nombreuses tâches grises, l’abdomen est gris foncé avec de petites tâches blanches.

Les pinces sont orange vif à rouge orangé et plus rougeâtre chez les spécimens les plus petits, les yeux sont jaune vif. L’étendue orange vif de la carapace varie considérablement d’un crabe à l’autre, certains crabes étant presqu’entièrement orange.

G. Hagen – Photo : O. Radosta

G. HASHIMIN (Ng, Wowor & Yeo, 2023)

Ce crabe récemment découvert est arboricole et provient de l’île Natuna en Indonésie. Certains caractères atypiques par rapport au genre Geosesarma suggèrent une prochaine reclassification.

Sa description n’a pas encore été publiée.

Pas de photo

G. HEDNON (Ng, Liu & Schubart, 2003)

Il est originaire du comté de Pingtung à Taïwan. Sa carapace est majoritairement brune à brun jaunâtre, parfois avec des stries violet foncé positionnées bilatéralement, la région frontale est nettement violet foncé à presque noir. La surface dorsale des pattes ambulatoires est brun clair et la surface ventrale jaunâtre à blanc sale. Les yeux sont vert jaunâtre. La surface externe des pinces est principalement violet clair à violet avec les parties médianes parfois un peu jaunâtre, les doigts sont rouge terne avec la surface dorsale du dactylus violacée.

Son nom signifie « cadeau de mariage », nom donné suite aux circonstances liées à sa découverte par les descripteurs.

G. Hednon, femelle ovigère – Photo : H.-T. Shih

G. IANTHINA (Pretzmann, 1985)

La description a été faite sur des spécimens collectés en 1903 en Nouvelle-Guinée et dont l’étiquette portait la mention « Sesarma Maculata var. Ianthina » (par Nobili). Cette description ne porte que sur le côté morphologique et ne contient aucune information sur l’habitat ou la couleur des spécimens.

Pas de photo

G. INSULARE (Ng, 1986)

Tout ce que j’ai pu trouver sur cette espèce, c’est qu’elle est originaire de Palawan aux Philippines. Je n’ai pas réussi à trouver le descriptif.

Pas de photo

G. JOHNSONI (Sérène, 1968)

Originaire de Penang en Malaisie péninsulaire, le seul descriptif trouvé est un comparatif morphologique d’espèces de Geosesarmas.

Pas de photo

G. KATIBAS (Ng, 1995)

Comme les précédentes, seule la morphologie est abordée dans la description de 1995. Il est originaire de la Katibas River, dans le district de Song au Sarawak (Bornéo, Malaisie). Les informations ci-après et les photos ont été trouvées dans le descriptif de G. Spectrum (2019) où les deux espèces font l’objet d’une comparaison. Leur coloration étant quasiment identique.

Sur sa moitié antérieure, la carapace est brun rougeâtre foncé, tirant sur le rouille et la moitié postérieure est violet pale jusqu’aux merus. Le ventre est jaune pale avec des nuances de violet, notamment sur le telson. Les pattes ambulatoires sont orange pale et couvertes de petites tâches blanches chez les juvéniles et toutes les femelles, elles sont absentes chez les mâles adultes. Le carpe, le merus et la paume des chélipèdes sont violet vif, les doigts étant orange. Les yeux sont vert olive. Les œufs sont rouge orangé.

G. Katibas – Photos : J. Grinang

G. KRATHING (Ng & Naiyanetr, 1992)

Il est originaire de l’est de la Thaïlande et a été découvert proche de la cascade de Krathing, dans la province de Chanthaburi.

Bien que trouvé près d’une cascade, ses habitudes sont terrestres et il n’est pas présent dans l’eau. Certains des spécimens ont été collectés sur les branches d’un arbuste et apparemment, l’espèce s’enfouit dans le sol au bord de l’eau. Il a des habitudes de vie semblables à celles de nombreux autres Geosesarma, tels que G. Perracae, G. Nemesis, G. Cataracta et G. Malayanum. La nuit, les Krathing se perchent sur les feuilles des arbres et l’on a dénombré jusqu’à 7 individus au mètre carré.

La moitié ou le tiers antérieur de la carapace, ainsi que les pinces, sont orange alors que la moitié ou les deux tiers postérieurs de la carapace et les pattes ambulatoires sont brun à brun foncé. Les yeux sont jaune brun.

Au niveau commercial, on peut le trouver sous l’appellation « Tangerine Head » et même sous « Tangerine » tout court ce qui prête à confusion avec G. Notophorum qui bénéficie de cette appellation. Krathing est une espèce calme qui apprécie la compagnie de ses semblables et se montre plus active quand le nombre d’individus est conséquent.

L’espèce est omnivore et une analyse de l’estomac de plusieurs individus par des biologistes a révélé la présence de 77 % de sol/substrat, 13 % de copaux de bois, 6 % de feuilles, 3 % de racines et 1 % d’insectes et de fleurs.

G. Krathing – Photo : auteur non connu

G. LARSI (Ng & Grinang, 2018)

Il porte ce nom en l’honneur de Lars Fehlandt qui a été le premier à l’observer et qui a aidé les descripteurs à obtenir des spécimens. C’est un crabe originaire de Bornéo, division Serian du Sarawak.

La moitié antérieure de la carapace, le meri ambulatoire, le merus, le carpe et la paume des pinces sont violet à rouge violacé avec la surface postérieure de la carapace rose à blanc rougeâtre, les pattes ambulatoires sont orange à rouge, les doigts des pinces sont orange. Les surfaces ventrales sont de rouge violacé pâle à rose. Les yeux sont jaune rougeâtre. Les œufs sont rouge orange. La couleur rouge violacé de G. Larsi n’est connue chez aucune autre espèce de Bornéo.

Ce crabe vit dans des terriers peu profonds sur une pente raide, sous un couvert ombragé, à des altitudes relativement élevées. Ses mœurs sont nocturnes et il a été observé la nuit se nourrissant au sol parmi les bases des fougères. Ces crabes ont également été trouvés à l’intérieur des phytotelmes formés par les bases remplies d’eau des fougères.

G. Larsi, mâle et femelle ovigère – Photos : P. Ng

G. LAWRENCEI (Manuel-Santos & Yeo, 2007)

Originaire des Philippines, au Palawan (Brooke’s Point, Sitio Kamantian). Seul un descriptif morphologique est disponible. Pas d’information sur son écologie ou sa couleur.

Pas de photo

G. LEBAK (Ng & Wowor, 2019)

On le trouve dans la régence de Lebak dans la province de Banten, sur le site de la station balnéaire de Gunung Bongkok du parc national du mont Halimun Salak (Ile de Java, Indonésie).

Cette espèce habite le long des cours d’eau à courant modéré, sous les pavés à proximité des habitations et des rizières. On peut également la trouver sous les galets des affluents asséchés mais avec le substrat encore humide. L’habitat est une zone ouverte avec peu de couvert forestier, entre 500 et 700 m d’altitude.

Elle possède une carapace brun foncé rougeâtre, des yeux jaunes et des pinces rouge vif.

G. Lebak – Photo : R.M. Marwoto

G. LEPROSUM (Schenkel, 1902)

Originaire du Pic de Masarang, Sulawesi du Nord en Indonésie et c’est à peu près tout ce que j’ai trouvé sur cette espèce en dehors de sa description morphologique.

Pas de photo

G. MACULATUM (De Man, 1892)

Originaire de l’île de Sumba, en Indonésie. A part ça, pas d’infos.

Pas de photo

G. MALAYANUM (Ng & Lim, 1986) – Crabe des Népenthès

Son nom est tiré de « Malaya », l’autre nom de la partie péninsulaire de la Malaisie.

Je n’ai pas pu trouver le descriptif original mais j’ai pu trouver quelques d’infos. Les renseignements suivants proviennent du site B-Aqua dont la fiabilité n’est plus à démontrer.

G. Malayanum est originaire de la région du Sarawak, à Bornéo en Indonésie. C’est un petit crabe violacé aux pinces rouges. Nocturne et timide, il est bien connu pour ses relations avec les Népenthès, plantes carnivores présentant des pièges à insectes en forme d’urnes. Malayanum a bien compris qu’il est beaucoup plus facile de se servir dans les urnes des Népenthès plutôt que chasser lui-même, il y subtilise donc ses proies qu’il broie avec ses pinces.

On ignore encore son mode de reproduction ou son écologie.

G. MIRUM (Shy & Ng, 2019)

Son nom, dérivé du latin, veut dire « surprise » faisant allusion à la découverte inattendue de cette espèce à Taïwan, Comté de Chiayi, Jhongpu, rivière Chilan.

L’espèce a été découverte dans les petits ruisseaux des basses terres, les crabes creusant des terriers sous les pierres à proximité du bord de l’eau. Sur 28 sites étudiés, G. Mirum n’a été trouvé que dans 6 d’entre eux, provenant de bras de la rivière, sur une superficie d’environ 4 km². La population de certains emplacements était relativement abondante, jusqu’à parfois 50 individus au mètre carré. L’espèce semble avoir une répartition relativement localisée, car sur certains sites, l’espèce n’était présente que sur quelques dizaines de mètres et absente des sites plus en amont ou en aval. Dans tous les sites où les crabes étaient absents, les zones étaient très polluées ou largement bétonnées.

G. Mirum fait partie du groupe des Geosesarma à gros œufs (1 mm). Le développement des œufs est direct, il n’y a pas de stade larvaire.

A et B : Mirum mâle ; C : Femelle ovigère – Photos : Y. Shy – D : Femelle portant des jeunes – Photo : P. Wang

G. NANNOPHYES (De Man, 1892)

Bien qu’ayant déployé beaucoup d’efforts et de recherches sur cette espèce découverte il y a plus d’un siècle, je n’ai rien pu trouver à son sujet, pas même une allusion sur un autre descriptif.

Pas de photo

G. NEMESIS (Ng, 1986)

Il est originaire des hautes terres de la région de Bukit Gombak, à Singapour. Malheureusement, la déforestation et la pollution a gravement atteint l’espèce autrefois commune dans les zones forestières proches de la colline de Bukit Timah. On ne la trouve plus aujourd’hui que dans la réserve naturel de Bukit Timah et dans un ou deux ruisseaux de la région de Bukit Gombak. Largement décimé dans les autres zones qu’elle occupait par la déforestation et la pulvérisation inconsidérée d’insecticides pour lutter contre les moustiques, y compris dans des cours d’eau claire où les larves de moustiques sont absentes. G. Nemesis est classé « en danger » par l’IUCN.

Il creuse des terriers peu profonds sous les rochers et la végétation à côté de petits ruisseaux dans les forêts bien ombragées. Il serait également présent dans le Sud de la Malaisie. C’est une espèce majoritairement herbivore.

Sa couleur varie du brun rouge au rouge vif, pour les grands mâles. Il a été longtemps confondu avec une autre espèce : Geosesarma Ocypoda, décrite à l’origine à Sumatra.

G. Nemesis – Photo : NParks

G. NIGRIPES (P. Ng & D. Wowor, 2024) – Commerce : Golden top, Rainbow, Rouxi

Récemment découvert à Adimulya en Java Central (Indonésie), G. Nigripes attire immanquablement l’attention par ses couleurs bariolées qui lui valent son surnom commercial de « Rainbow ».

La carapace est crème à jaune pale avec les régions postérolatérales et les pattes ambulatoires violet foncé à noir, les surfaces frontales du céphalothorax sont brun foncé à presque noir, les pinces sont orange et les yeux sont orange irisé à jaune.

Cette espèce vit dans les buissons humides avec un sol pierreux le long des cours d’eau des basses terres à environ 40 mètres d’altitude.

Photos E et F : Achmad Rian Dietra – G et H : Chris Lukhaup

G. NODULIFERUM (De Man, 1892)

C’est une espèce répandue dans les régences de Bogor et Cianjur dans la province de Java Occidental et la régence de Lebak dans la province de Banten, en Indonésie.

On le trouve, entre 170 et 800 m d’altitude, principalement à côté de ruisseaux à courant modéré ou rapide, sous les pierres à proximité des habitations humaines, des rizières et des plantations de théiers. On peut parfois le rencontrer dans les trous des berges humides d’une rivière. L’espèce habite également en bordure de forêt au sol mou, dans des trous parmi les herbes denses. Ces endroits sont des espaces ouverts avec peu de couverture forestière.

La carapace est brun foncé rougeâtre à bleu foncé avec des pinces marron vif et des yeux jaunes. Les femelles portent des œufs dont la taille est comprise entre 1.5 et 1.8 mm ce qui laisse supposer qu’il n’y a pas de stade larvaire et que les jeunes naissent déjà formés.

G. Noduliferum – Photo : auteur non connu

G. NOTOPHORUM (Ng & Tan, 1995) – Crabe Mandarin blanc

Il appartient au groupe d’espèces G. Malayanum mais s’en distingue par ses yeux verts iridescents et la forme de sa carapace (entre autres). Il est fréquemment confondu avec G. Ambawang et G. Pontianak qui est le véritable Crabe Mandarin. L’espèce est caractérisée par l’habitude atypique qu’a la femelle de porter ses jeunes sur son dos pendant quelques jours après l’éclosion, ce qui était unique dans le genre. Depuis, au moins deux autres espèces sont supposées faire de même pour leur jeunes : G. Pontianak et G. Ambawang.

La femelle porte de 40 à 60 jeunes deux fois par an. Il n’y a pas de stade larvaire.

La carapace est majoritairement d’un bleu délicat et brun rouge sur le ventre. Les pattes ambulatoires sont rouge vif et les pinces peuvent être blanches, jaune pale ou orange clair.

Ces crabes préfèrent grimper dans les arbres et muent à terre et ne passent que très peu de temps dans l’eau.

G. OCYPODUM (Nobili, 1900)

Rien sur ce sujet bien que la source citée soit disponible en ligne : « Décapodes et stomatopodes indo malais. Annali del Museo Civico di Storia Naturale di Genova ‘Giacomo Doria’, Genova, ser. 2. 20 : 473-523″. Je l’ai feuilleté d’un bout à l’autre sans trouver la moindre mention de G. Ocypodum. Il semble qu’il y ait un parent direct : G. Ocypodum var. Gracillimum dont le taxon a été refusé mais a été remplacé par G. Gracillimum. Bref, G. Ocypodum reste un inconnu.

Pas de photo

G. PENANGENSE (Tweedie, 1940)

Il est originaire de la Penang Hill sur l’île de Penang en Malaisie péninsulaire. La description de ce crabe par Tweedie est basée uniquement sur sa morphologie, néanmoins, il est aujourd’hui observé dans son milieu naturel et on sait à quoi il ressemble.

Sa carapace varie du brun foncé au presque noir, les pattes ambulatoires sont brunes à presque noires, les pinces vont du orange au rouge et les yeux sont noirs.

G. Penangense – Photo : O. Mengedoht

G. PERACCAE (Nobili, 1903)

Cette espèce se rencontre dans la réserve naturelle de Bukit Timah, dans la forêt marécageuse de Nee Soon, dans la forêt Mc Ritchie et à la périphérie du parc de Greenbank. Ailleurs, on la trouve dans les plaines du sud de la Malaisie péninsulaire. Elle vit à proximité des cours et sources d’eau. C’est une espèce népenthophile que l’on peut trouver dans les urnes des Népenthès Ampullaria ou en train de se nourrir dans des urnes de Sarracénies.

G. Peraccae se nourrit de charogne et de végétaux et creuse des terriers dans le sol humide. Son développement n’est pas direct mais est abrégé : les œufs éclosent en zoés très développées et non nageuses au fond de leur terrier rempli d’eau puis se métamorphosent très rapidement en jeunes crabes.

G. PONTIANAK (Ng, 2015) – Crabe Mandarin

L’espèce a été collectée par des locaux dans le district de Pontianak, Kalimantan occidental (Bornéo Ouest) en forêt près de petits cours d’eau. Dans la mythologie indonésienne, un « Pontianak » est un fantôme vampirique. Le nom de cette espèce fait allusion à ses yeux jaunes à l’aspect inquiétant et fait également référence à la localité type.

Les couleurs et les motifs adultes de G. Pontianak sont similaires à ceux de G. Ambawang.

G. Pontianak – Photo : auteur non connu

G. PROTOS (Ng & Takeda, 1992)

Je n’ai rien trouvé sur cette espèce, pas même une allusion.

Pas de photo

G. PYLAEMENES (Ng, 2015)

Il est originaire des rizières d’Anjungan, Kalimantan Barat (Bornéo Ouest). A part cela, peu d’informations qui sont essentiellement des comparaisons morphologiques fournies dans la description de G. Amphinome. L’espèce est morphologiquement similaire à G. Amphinome et son nom fait allusion à Pylaemenes qui était l’époux d’Amphinome. A noter que 2 spécimens de G. Pontianak ont été prélevés lors de la collecte.

Il n’a pas été donné de précision concernant la couleur de G. Pylaemenes.

Pas de photo

G. RAJ (Schubart & NG, 2014)

On trouve G. Raj sur l’ile de Bintan, dans l’archipel de Riau en Indonésie. L’espèce est nommée en l’honneur de G. Subaraj (« Raj » pour tous ses amis), le collecteur.

C’est une espèce qui préfère les zones montagneuses mais pas nécessairement proches des cours d’eau.

La carapace est brun rougeâtre avec les pinces orange vif.

G. Raj – Photo : T.M. Leong

G. RATHBUNAE (Sérène, 1968)

Il vient des Philippines, plus précisément de Culasi sur l’île de Panay. La description de Sérène ne concerne que la morphologie et la seule information sur l’habitat est que l’holotype examiné a été prélevé sur le tronc d’un arbre forestier, à 800 m d’altitude. La révision de la description faite par Ng et Lemaître en 2017 s’est basée sur les mêmes individus que Sérène et n’apportent rien de plus en ce concerne l’habitat ou l’alimentation.

G. Rathbunae – Photo : F. Botial-Jarvis

G. RIANI (P. Ng & D. Wowor, 2024)

Découverte au hameau de Pulo Majeti, près du village de Purwaharja (Banjar Pataruman, Java Ouest, Indonésie), cette espèce est une espèce de plaine qui habite les zones humides de forêts avec un sol recouvert de pierres et de rochers, à une altitude de 60 m. L’espèce a été nommé en l’honneur d’Achmad Rian Dietra qui a aidé à collecter les individus pour cette étude et est féru d’espèces ornementales.

G. Riani peut maintenant être trouvé dans le commerce car il est prélevé et vendu par les locaux, ces derniers privilégiant les grands males plus colorés et possédant des pinces plus grandes. Si une étude de l’impact de ce commerce sur sa population n’est pas menée rapidement pour sa protection, il est à craindre une extinction imminente du fait de sa faible répartition. Ceci est valable également pour G. Nigripes.

La carapace est bleu grisâtre avec des régions latéropostérales brun foncé, les surface frontales du céphalothorax sont orange à rouge terne, les pinces sont orange et les pattes ambulatoires sont orange pale à rouge orangé avec de nombreuses petites tâches sombres. Les yeux sont jaune irisé.

G. Riani – Photos : A-Achmad Rian Dietra ; B-O. Mengedoht ; CD-C. Lukhaup

G. ROBUSTUM (Ng & Wowor, 2019)

Il vient de la régence de Bogor dans la province de Java Barat, Gunung Bunder Resort du Parc National du Mont Halimun Salak (Indonésie). L’espèce a été découverte au bord d’un cours d’eau, sous des galets de 10 à 20 mètres de diamètre avec un peu d’eau. L’endroit se trouve dans une zone dégagée entourée d’une forêt, loin de toute habitation humaine. C’est une espèce de haute altitude qui vit au-dessus de 1000 m.

La carapace est brun foncé violacé avec des pinces brun foncé. Les yeux sont noirs.

G. Robustum – Photo : Samuel Guiraudou

G. ROUXI (Sérène, 1968) – Crabe vampire arc-en-ciel

Les individus décrits par Sérène provenaient de Pujon dans la régence de Malang (Java Est, Indonésie). La description ne donne aucune information sur la couleur ou l’habitat. Néanmoins, l’espèce est relativement bien connue et apparaît déjà dans le hobby. Il vit dans les zones forestières proches des ruisseaux, des rivières et des étangs. Il passe la majeure partie de son temps sur terre, mais s’immerge aussi fréquemment en eau douce, notamment lors de sa mue.

À l’état sauvage, leur alimentation se compose de petits insectes terrestres, grillons, sauterelles, vivants et morts, de vers, de cloportes, de collemboles, et de détritus végétaux.

Il possède une carapace orange dorée sur la moitié antérieure et bleu pale à blanchâtre sur la moitié postérieure. Les pinces sont rouges, les pattes ambulatoires noires et les yeux jaunes.

G. Rouxi – Photo : Farschad Farhadi

G. SABANUM (Ng, 1992)

Il vient de Bornéo, Sabah Est en Malaisie, parc des collines de Tawau et ressemble énormément à G. Danumense. Il vit dans les sous-bois de forêt tropicale, proche des cours d’eau et on le trouve fréquemment dans les arbres.

Sa carapace est brun clair à orange et le ventre est orange, les pinces sont orange avec les doigts blancs, les pattes ambulatoires sont violettes à brun foncé violacé, les yeux sont noirs.

G. Sabanum – Photo : Dolce Amore

G. SARAWAKENSE (Sérène, 1968)

A part la localité et les données morphologiques, Sérène ne donne pas d’informations sur la couleur ou l’habitat. L’espèce est néanmoins connue et probablement déjà présente dans le hobby sous un nom fantaisiste. Il est originaire du Sarawak (Bornéo, Malaisie) et l’holotype a été prélevé à la Churat River près de Sibu.

C’est un crabe de plaine qui vit dans la forêt tropicale, près des cours d’eau et on peut le rencontrer dans les marais. Il creuse des terriers.

Le dessus de sa carapace est brun foncé et le ventre est brun, les pattes ambulatoires sont brunes et les pinces orange. Les yeux sont noirs.

G. Sarawakense – Photo : O. Mengedoht

G. SCANDENS (Ng, 1986)

Découvert à Frazer’s Hill à Pahang en Malaisie péninsulaire. C’est une espèce montagnarde qui vit dans les forêts tropicales et que l’on trouve parfois dans les Népenthès. Je n’ai pas trouvé de détails supplémentaires sur cette espèce mais des photos sont disponibles.

G. SCHUBARTI (Shahdadi & Ng, 2024)

Récemment découvert au Sulawesi, la description n’a pas encore été publiée. Donc, pour le moment, pas d’infos.

Pas de photo

G. SEKOP (Ng et Wowor, 2019)

On le trouve à Java Ouest (Indonésie), dans les régences de Bogor et de Sukabumi, dans les stations balnéaires de Gunung Bunder et Kawahratu et le parc national du mont Halimun Salak.

Son nom est dérivé du mot indonésien « sekop » qui signifie « bêche », faisant ainsi allusion à la forme du gonopode G1.

Les falaises humides où l’eau suinte et où la mousse pousse sont l’habitat de prédilection de G. Sekop. Elles se situent généralement à proximité des cours d’eau. La couverture de la zone est comprise entre 70 et 80 %. L’espèce vit au-dessus de 1000 m d’altitude.

Sa carapace est brun foncé, des pinces brun clair et des yeux noirs.

G. Sekop – Photo : R.K. Hadiaty

G. SERENEI (Ng, 1986)

Cette espèce se trouve à Bukit Larut, sur Maxwell Hill (Perak, Malaisie péninsulaire).

Sa coloration naturelle était inconnue au moment de la description mais probablement similaire à celle de G. Foxi et G. Faustum. Les petits spécimens de G. Serenei présentent les tâches distinctives caractéristiques des deux autres espèces. On dispose maintenant de photos.

A Bukit Larut, on peut également trouver G. Cataracta mais cette espèce vit à des altitudes plus basses que G. Serenei, parmi les mousses adjacentes aux cascades.

G. Serenei – Photo : Jaycchan

G. SINUOFRONTATUM (Roux, 1933)

Il est connu uniquement par sa localité type : la baie de Triton, en Papouasie occidentale indonésienne.

Pas de photo

G. SODALIS (Ng, 2021)

Il a été découvert dans une grotte calcaire de Bukit Sarang près de Bintulu (Sarawak, Malaisie). Son nom est dérivé du mot latin signifiant « camaraderie » faisant ainsi allusion à la profonde amitié que le descripteur entretient depuis 30 ans avec le collection Rob Stuebing qui a rassemblé pour lui de nombreuses espèces intéressantes.

Il est à noter que G. Sodalis dans une grotte où est présente une espèce cavernicole : Arachnothelphusa Sarang (Grinang & Ng, 2021). Bukit Sarang est un affleurement calcaire isolé abritant un complexe de petites grottes dont la plupart sont probablement reliées par des passages souterrains. Il fait partie du bassin de la rivière Tatau, dans le centre du Sarawak. Le spécimen type a été obtenu dans des zones humides, à plusieurs centaines de mètres de l’entrée de la grotte. Bien que d’autres prospections aient été menées à Bukit Sarang et ses environs en 2026, aucun autre spécimen de G. Sodalis n’a été trouvé. Le spécimen décrit ne présente aucune caractéristique indiquant qu’il est cavernicole. Ce sont, pour le moment, les seules infos que j’ai pu trouver.

Pas de photo

G. SOLOMONENSE (Sérène 1968)

Il a été découvert à Guadalcanal aux Iles Salomon (Papouasie Nouvelle-Guinée, Mélanésie). A part une description morphologique sommaire, je n’ai rien trouvé à son sujet.

Pas de photo

G. SPECTRUM (Ng & Ng, 2019)

On le trouve dans l’état du Brunei Darussalam (Ile de Bornéo) sur les sentiers forestiers autour du complexe hôtelier d’Ulu Ulu, Parc National de Timburong. Comme G. Notophorum, la femelle porte ses petits sur son dos pendant quelques jours après l’éclosion.

Sa coloration est quasiment identique à celle G. Katibas.

G. Spectrum – Photos : Ng et Ng

G. STARMUELHNERI (Pretzmann, 1984)

Apparemment, il serait originaire des Iles Andaman et sa description est mentionnée dans ce document : Pretzmann, G. (1984). Résultats de la mission hydrobiologique austro-indienne de 1976 aux îles Andaman : Partie III. Brachyura des îles Andaman. Malheureusement, je n’ai pas pu y avoir accès et le consulter.

Pas de photo

G. SUKABUMI (Ng & Wowor, 2019)

L’espèce tire son nom de la région où elle a été découverte : la régence de Sukabumi (Java Ouest, Indonésie). Elle a été découverte sous une litière de feuilles humides, avec de l’eau suintant du pied d’une falaise, non loin d’un ruisseau à la lisière d’un petit hameau. Le sol est constitué d’un mélange de graviers et de sable grossiers. L’habitat se situe à une dizaine de mètres au-dessus du ruisseau, à l’ombre d’arbres poussant sur la falaise, à environ 580 m d’altitude.

Ce crabe présente une coloration uniforme brune, ses yeux sont noirs.

G. Sukabumi – Photo : Achmad Rian Dietra

G. SUMATRAENSE (Ng, 1986)

Origine : Sumatra ! Et absolument rien d’autre !

Pas de photo

G. SYLVICOLA (De Man, 1892)

Espèce originaire d’une forêt de Sumatra, près de Muka Muka (près de Manindjau). Les données fournies par De Man ne concernent que la morphologie hormis un détail concernant la coloration de G. Sylvicola : Le segment carpien est brun violet et les doigts sont jaune brun. Et ça s’arrête là.

Pas de photo

G. TAGBANUA (Manuel-Santos, Ng & Freitag, 2016)

L’espèce a été découverte aux Philippines dans la province de Palawan et uniquement sur deux sites près des villages de Narra et Quezon. Certains spécimens ont été collectés dans une grotte calcaire et dans une forêt de montagne. Un spécimen a été collecté de l’autre côté d’un ruisseau, à 370 m d’altitude, au mont Victoria. Le site était entouré d’énormes blocs de roches recouvertes d’algues, où dominaient les diptérocarpées, les bambous et les rotins épineux. Le spécimen a été trouvé parmi les écorces d’almaciga (Agathis Loranthifolia) près des berges du ruisseau.

L’espèce doit son nom à une tribu indigène de Palawan qui, comme les Bataks, tirent leur subsistance de la forêt.

La description ne donne pas d’information sur la couleur de l’espèce. J’ai trouvé des photos prétendues de cette espèce mais pas leur source donc rien ne prouve que ce soit bien des G. Tagbanua, je ne les ai donc pas mises.

Pas de photo

G. TERNATENSE (Sérène, 1968)

On n’est pas très sûr de grand-chose concernant cette espèce décrite à l’origine comme « Maculatum » par De Man en 1902. Gordon réexamine l’holotype de De Man en 1937 et estime que c’est une espèce distincte et qu’il est nécessaire de revoir tous les spécimens décrits par De Man mais ne va pas plus loin. En 1968, Sérène examine à son tour l’holotype de De Man et baptise l’espèce G. Ternatense mais n’est pas très sûr de la provenance du matériel étudié. Les crabes ont été prélevés dans les Iles Ternate ou Halmahera, certains spécimens ont été prélevés dans les mangroves et une femelle a été prélevée à 700 m d’altitude.

Donc pour l’instant, le taxon de G. Ternatense ne s’applique en fait qu’à un seul et unique individu.

Pas de photo

G. TESCHI (Ng, 1986)

Originaire de de l’île Natuna dans l’archipel de Riau. En dehors de ça, je n’ai pas réussi à mettre la main sur la description.

Pas de photo

G. THELXINOE (De Man, 1908)

Ce taxon a été refusé et l’espèce a été reclassée sous le taxon Andamanium Thelxinoë. Ce n’est donc pas un Geosesarma.

G. TIOMANICUM (Ng, 1986) Crabe disco

Il est originaire de Pulau Tioman en Malaisie péninsulaire et son apparence est très proche de G. Albomita, probablement parce que ce dernier habite la montagne voisine ! Les différences entre l’une et l’autre espèce sont d’ordre morphologiques et ne nous intéressent pas ici. Je n’ai pas réussi à trouver la description de Ng. Malgré tout, on sait que c’est un crabe qui aime grimper sur les arbres.

On trouve maintenant l’espèce dans le hobby sous l’appellation Crabe Disco mais ce peut également être un G. Albomita car les deux espèces sont souvent confondues.

La carapace est saumon à orange vif sur le dessus et brun foncé à violet foncé presque noir dessous, les pattes ambulatoires sont saumon orangé et peuvent parfois devenir gris foncé. Les pinces sont violettes avec les doigts plus clairs et les yeux sont orange à rouge.

G. Tiomanicum – Photo : Garnelio

G. TODAENG (Ng, Yeesin & Promdam, 2023)

Il provient de la Thaïlande péninsulaire, plus précisément de Burret dans la province de Narathiwat. Son nom est tiré de la localité type : Ban to Daeng. Les spécimens ont été prélevés sur les fruits du palmier Eleiodoxa Conferta.

L’espèce se rencontre en forêt marécageuse où la profondeur de l’eau varie entre 0.5 et 0.8 m avec une température de 23°C. Le pH de l’eau est d’environ de 4.04 mg/l et la conductivité tourne autour de 88 µs/cm. Les crabes peuvent être observés grimpant sur les racines des arbres ainsi que les feuilles, pétioles et troncs de palmiers E. Conferta et Licuala sp (palmier cuillère) et plus particulièrement sur leurs fruits (kélubis), à environ 0.5 à 1 m au-dessus de la surface de l’eau. Dérangés, les crabes plongent immédiatement dans l’eau.

La carapace est brun foncé sur sa moitié postérieure et brun clair à jaune pale sur sa moitié antérieure avec de nombreuses mouchetures bleu pale. Les surfaces ventrales sont jaune pale. Les pinces sont jaune pale à orange.

G. VICENTENSE (Rathbun, 1914)

Il a été trouvé sur la plage à Port San Vincente sur Palaui Island aux Philippines. La description est succincte et ne concerne que la morphologie d’un unique individu.

Pas de photo

G. WONGI (Ng, 2026)

Pour finir, voici le dernier Geosesarma de notre liste, découvert en juillet 2025. Les spécimens ont été collectés près de la rivière Sungai Sekam, à l’est du barrage de Jor, colline de Tapah (Région de Batang Padang, Perak en Malaisie péninsulaire). L’espèce est nommée en l’honneur de Mr Wong Tet Seng qui a organisé la collecte de cette espèce. L’étude ne porte que sur la morphologie et la comparaison avec G. Peraccae et G. Cataracta.

Une des femelles collectées était porteuse de 4 oeufs dont le diamètre était de 1.45 mm.

La carapace et les pattes ambulatoires sont brun foncé et les faces ventrales brun clair. Les pinces sont orange foncé et les doigts sont orange clair. Les yeux sont noirs.

G. Wongi – Photos : F. Seow-Choen

TABLEAU DES ORIGINES

EspècesAnnéeDescripteursLocalisation
Aeduitens2009Naruse et JaafarBali, prox. Lac Bratan
Albomita1999Yeo et NgMalaisie, Pulau Tioman
Ambawang2015NgMalaisie, Bornéo Ouest, Kalimantan Barat, Bukit Wangkan
Amphinome1899De ManMalaisie, Bornéo Ouest, Kalimantan Barat, Sintang
Anambas2023Ng, Wowor et YeoIndonésie, archipel de Riau, Ile Anambas
Angustifrons1869Milne-EdwardsIndonésie
Araneum1900NobiliIndonésie, Malaisie
Aurantium1995NgMalaisie, Bornéo, Sabah, Mont Silam
Batak2016Manuel-Santos, Ng et FreitagPhilippines, Ile de Palawan, rivière Taranaban
Bau2004Ng et GrinangMalaisie, Sarawak, Bau
Bicolor1995Ng et DavieIndonésie, Java Occidental, Ujung Kulon
Bintan2014Schubart et NgIndonésie, archipel de Riau, Ile de Bintan
Bunian2025Ng, Khadijah-Ahmad et AhmadMalaisie péninsulaire, Kedah
Cataracta1986NgMalaisie, Bukit Larut (Maxwell Hill), Perak
Celebense1902SchenkelIndonésie, Sulawesi central, Célèbes
Cikaniki2019Ng et WoworIndonésie, Java Occidental, Bogor, Malasari, Cikaniki Research Station
Clavicrure1902SchenkelIndonésie, Sulawesi
Confertum1894OrtmannIndonésie, Java Occidental, Cianjur Tjibodas, Mont Gede
Danumense2002NgMalaisie, Bornéo Nord-Est, Sabah oriental, Danum
Demani1893BürgerPhilippines, Siargao
Dennerle2015Ng, Schubart et LukhaupIndonésie, Java centre, Cilacap
Faustum2017NgMalaisie péninsulaire, Penang Hill
Foxi1918KempMalaisie péninsulaire, Ile de Langkawi
Garutense2022Ng et WoworIndonésie, Java Occidental, Garut
Gordonae1968Sérène?
Gracillimum1902De ManMalaisie, Bornéo Ouest, Sarawak ; Brunei
Hagen2015Ng, Schubart et LukhaupIndonésie, Java centre, Cilacap
Hashimin2023Ng, Wowor et YeoIndonésie, archipel de Riau, Ile Natuna
Hednon2004Ng, Liu et SchubartIndonésie, Taïwan, Pingtung
Ianthina1985PretzmannNouvelle-Guinée ?
Insulare1986Ng?
Johnsoni1968SérèneMalaisie péninsulaire, Penang Hill
Katibas1995NgMalaisie, Bornéo, Sarawak, District de Song, Ulu Katibas
Krathing1992Ng et NaiyanetrThaïlande Est, Amphoe Makham, Province de Chanthaburi, cascade de Krathing
Larsi2018Ng et GrinangMalaisie, Bornéo, Sarawak, Gunung Ampungan
Lawrencei2007Manuel-Santos et YeoPhilippines, Palawan, Brooke’s point, Sitio Kamantian
Lebak2019Ng et WoworIndonésie, île de Java, PN Halimun Salak, Gunung Bongkok
Leprosum1902SchenkelIndonésie, Sulawesi du Nord, Pic de Masarang
Maculatum1892De ManIndonésie, Sumba
Malayanum1986Ng et LimMalaisie péninsulaire, Johor, Selangor, Pahang, Perak, Terengganu
Mirum2019Shy et NgIndonésie, Taïwan, Comté de Chiayi, Jhongpu, Chilan River
Nannophyes1895De Man?
Nemesis1986NgIndonésie, Singapour, région de Bukit Gombak, Colline de Bukit Timah
Nigripes2024Ng et WoworIndonésie, Java centre, Adimulya
Noduliferum1892De ManIndonésie, Java occidental, régences de Bogor et Cianjur, régence de Lebak (Banten)
Notophorum1995Ng et TanIndonésie, Est de Sumatra, Ile de Pulau Lingga
Ocypodum1900NobiliSumatra
Penangense1940TweedieMalaisie péninsulaire, Penang Hill
Peraccae1903NobiliMalaisie péninsulaire, Johor, Pahang, Singapour
Pontianak2015NgMalaisie, Bornéo Ouest, Kalimantan occidental, Pontianak, Gunung Kloncet
Protos1992Ng et Takeda?
Pylaemenes2015NgBornéo Ouest, Kalimantan Barat, Anjungan
Raj2014Schubart et NgIndonésie, Archipel Riau, Ile de Bintan
Rathbunae1968SérènePhilippines, Ile de Panay, Culasi
Riani2024Ng et WoworIndonésie, Java Ouest, Banjar Pataruman, Purwaharja, Pulo Majeti
Robustum2019Ng et WoworIndonésie, Java occidental, district de Bogor, Tenjolaya, Desa Tapos, hameau Sinar Wangi
Rouxi1968SérèneIndonésie, Java Est, Régence de Malang, Pujon
Sabanum1992NgMalaisie, Bornéo, Sabah Est
Sarawakense1968SérèneMalaisie, Bornéo, Sarawak, Churat river près de Surakei, Sibu
Scandens1986NgMalaisie péninsulaire, Pahang, Fraser’s Hill
Schubarti2024Shahdadi et NgSulawesi
Sekop2019Ng et WoworIndonésie, Java Ouest, régences de Bogor et de Sukabumi, stations balnéaires de Gunung Bunder et Kawahratu et le parc national du mont Halimun Salak
Serenei1986NgMalaisie péninsulaire, Perak, Maxwell Hill, Bukit Larut
Sinuofrontatum1933RouxIndonésie, Papouasie Nouvelle-Guinée, Baie de Triton
Sodalis2021NgMalaisie, Bornéo, Sarawak, Bintulu, Bukit Sarang
Solomonense1968SérèneMélanésie, Sud de la Papouasie Nouvelle-Guinée, Guadalcanal
Spectrum2019Ng et NgBornéo, Brunei Darussalam, complexe hôtelier d’Ulu Ulu, parc National de Timburong
Starmuehlneri1984PretzmannIles Andaman-et-Nicobar, Iles Andaman
Sukabumi2019Ng et WoworIndonésie, Java Ouest, Province de Sukabumi, District de Cikakak, parc national du Mont Halimun Salak, station Gunung Koneng Resort
Sumatraense1986NgSumatra
Sylvicola1892De ManSumatra, Manindjau, Muka-Muka
Tagbanua2016Manuel-Santos, Ng et FreitagPhilippines, province de Palawan, Narra et Quezon
Ternatense1968SérèneIndonésie, Archipel des Moluques du Nord, Ile de Ternate, Ile de Halmahera
Teschi1986NgIndonésie, archipel de Riau, Ile Natuna
Tiomanicum1986NgMalaisie péninsulaire, Pulau Tioman, Gunung Rokam, Tanah Runtuh
Todaeng2023Ng, Yeesing et PromdamThaïlande péninsulaire, Province de Narathiwat, Burret
Vicentense1914RathbunPhilippines, Ile de Palaui, Port San Vincente
Wongi sp. Nov.2026NgMalaisie péninsulaire, région de Batang Padang, Perak, Collines de Tapah

Sources : Decanet, Crab Database, WORMS (World Register of Marine Species), Malaysia Biodiversity Information (MyBis), Lee Kong Chian Natural History Museum, Zootaxa, Plazi, Semantic Scholar, Research Gate, B-Aqua, VampirCrab, Indoor Ecosystem, Nature in Singapour.